Autres procédés
Xylographie
La xylographie est la gravure sur bois, utilisant une tablette de bois comme empreinte d'une image pouvant être reproduite par estampage (ou impression). Ce terme tend à être utilisé pour désigner les gravures produites avant l'invention et la diffusion de l'imprimerie. Cela inclut non seulement les images, mais aussi les textes qui étaient gravés pour être reproduits et diffusés à meilleur prix que des exemplaires réalisés à la main par des copistes.
Les graveurs sur bois qui pouvaient être également dominotiers, cartiers, imprimeurs d'histoire, utilisaient la taille d'épargne sur bois, — en Europe hêtre, poirier, noyer, au Japon principalement le cerisier — comme matrice et l'impression sur feuille de papier chiffon comme support.
Pour exercer son métier, le dominotier devait posséder un brevet délivré par la corporation. Avec ce brevet le graveur avait le droit de tenir boutique et d'imprimer uniquement (pour ne pas concurrencer les libraires-imprimeurs) sa production dans son atelier.
L'ancêtre des incunables
Les bois gravés étaient utilisés pour imprimer des livres bon marché, comme des grammaires destinées aux étudiants. Le dominotier taillait les lettres de la page à imprimer dans le bois. Ce travail très fastidieux empêchait toutes modifications par la suite et les caractères étaient irréguliers en forme. Les livres européens où le texte et les images sont gravés dans le même bloc de bois sont appelés incunables xylographiques.
La gravure terminée, le dominotier :
– enduit la plaque de bois d'encre à l'aide d'une balle,
– presse fortement la feuille sur le bloc de bois avec une presse à vis, genre presse à raisin.
– met la feuille à sécher, étendue sur une corde à linge.
Les impressions successives détruisent le bois ; l'invention des caractères mobiles par le chinois Pi Cheng achève définitivement cette technique d'impression des textes. La gravure sur bois continuera d'exister pour les images.
L'ancêtre de la typographie
Graver une page entière de caractères sur une plaque de bois ressemble à une gageure. Pour simplifier leur travail, certains graveurs travaillent à la ligne. Le texte n'est plus gravé en un seul bloc mais en plusieurs blocs de une ou plusieurs lignes. Cette technique permet également les modifications du texte. Il suffit de retirer le ou les blocs du texte à modifier et les remplacer par des nouveaux.
L'imagerie populaire
L'imagerie populaire fait son apparition en France dans le dernier quart du XIVe siècle. Le dominotier taille son image dans le fil du bois. L'image est très suggestive, a peu de texte, légende ou titre, « les petites gens » ne savent pas lire. Pour rendre son image encore plus attrayante et par là même augmenter sa clientèle, le graveur rehausse son image avec des couleurs très vives, rouge, bleu, jaune, vert émeraude, brun. Les couleurs sont appliquées sur la feuille à l'aide d'un pochoir.
Saint patron
Le saint patron des papetiers, dominotiers est saint Antoine.
Flexographie
Flexographie : vient du grec flexos : souple et graphien : écriture Nom de baptême donnée en 1953 par un groupe d'imprimeurs-transformateurs américains au procédé d'impression en relief dit procédé à l'aniline.
La flexographie est un procédé d'impression en relief proche de la typographie. La forme imprimante est un polymère.
Une plaque d'impression flexographique.
L'utilisation de ce procédé se retrouve dans l'impression de cartons ondulés, sacs plastiques, etc. ainsi que pour certains journaux en Allemagne.
La qualité obtenue est excellente. La flexographie existe bien avant les années 1970. Le procédé s'appelait au départ l'aniligne. Les premières presses à « tambour central de contrepression » sont apparues en France dans les années 1975. La quadrichromie a commencé dans les années 1980 avec la venue du cliché photopolymère en remplacement du cliché caoutchouc. Ceci a bouleversé les photogravures qui ont eu pour ce faire, recours à l'infographie, aux scanners et aux tables de montage électronique. Les cylindres qui permettent de transférer le volume d'encre aux clichés s'appellent des aniloxes. La précison des points de quadrichromie s'est améliorée au milieu des années 1980 grâce à un revêtement céramique gravé au laser. Le remplacement des cylindres « barboteurs » par des racles à chambre a permis à la flexographie de concurrencer l'impression héliogravure qualitativement à coûts bien moindres


