La taille-douce.
Impression en creux : on grave une plaque de cuivre. A l’encrage les creux sont remplis d’encre et après essuyage de la plaque, la gravure est reportée par pression sur le support à imprimer.
L’inventeur de la taille-douce semble être un orfèvre de Florence, Thomas Finiguerra, en l’année 1452. Emplissant de noir les tailles d’une plaque d’argent gravée, il en tira une estampe. Mais il fallut attendre une vingtaine d’années pour que ce procédé fût réellement appliqué à l’impression sur papier grâce, entre autres, à Botticelli. Il existe cependant différentes techniques de gravure sur cuivre ou sur zinc :
Ensuite, avec un brunissoir, il faudra écraser, enlever les aspérités pour obtenir les gris et les blancs ;
Helio
L’héliogravure est dérivée de la taille-douce. Le principe de l’impression est le même : les creux de la planche métal sont remplis d’encre, la surface est essuyée, puis l’encre des creux est déposée sur la feuille de papier à imprimer. L’héliogravure diffère de la gravure par la manière dont est obtenue la forme d’impression, qui est gravée chimiquement à travers une réserve obtenue photographiquement. C’est un procédé photomécanique.
Niepce, vers 1830, avait déjà eu l’idée de se servir d’une image photographique au bitume comme réserve pour une morsure à l’acide. Charles Nègre perfectionna ce procédé en isolant une couche de bitume à travers une plaque photographique ; il montra de nombreux tirages aux expositions de 1858 et 867.



