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Lithographie

 

La reliure.

La reliure est l’art de protéger et d’habiller le livre « support de la pensée humaine ». L’Antiquité conservait les écrits sur des rouleaux de papyrus ou des tablettes d’argile. Le rouleau de papyrus était appelé kylindros par les Grecs, volumen par les Romains. Un groupe de rouleaux collés ensemble se nommait tomus en latin. Au IIIe siècle, on commença à traiter les peaux afin de les rendre aptes à recevoir l’écriture. La ville de Pergame donna son nom au parchemin. Vers le IVe siècle, on découpait les peaux de parchemin en feuilles et on les cousait ensemble avec des liens de parchemin. Le livre était né, il s’appelait alors codex.

Très tôt, le livre reçut comme couverture deux ais de bois, liés au livre par les nerfs, qui assuraient la couture du livre ; l’ensemble était recouvert de cuir. La couverture du livre fut le support de nombreux décors. Au Moyen Age, cabochons et plaques d’ivoire embellirent et protégèrent le cuir. La Renaissance vit apparaître les décors à l’or fin. Au XVIe siècle, Nicolas Ève exécute des reliures à la fanfare ornées de rinceaux de feuillage. Au XVIIe siècle, Le Gascon, Du Seuil et Florimond Badier rivaliseront de dextérité pour créer des décors aux petits fers couvrant de véritables dentelles les plats des reliures. Au XVIe siècle, le classicisme régnera aussi sur les reliures, l’Empire subira l’influence des campagnes napoléoniennes en Égypte et le romantisme remettra au goût du jour le style médiéval des reliures dites à la cathédrale. Au XXe siècle, les relieurs s’attacheront à exprimer une analogie entre le décor de la couverture et le contenu du livre, ils utilisent de nouveaux matériaux : plexiglas, métal, plaquage de bois...

La reliure industrielle au XIXe siècle créera les cartonnages selon la technique du bradel ou la couverture est confectionnée indépendamment du corps de l’ouvrage. La grande diffusion des livres pouvait commencer.