La composition manuelle.
Vers 1440, Jean Gutenberg mit au point un système de fabrication des caractères mobiles destinés à l’impression en relief dite « impression typographique ».
Pour fabriquer un caractère, trois opérations sont nécessaires:
– la gravure d’un poinçon (lettre en relief et à l’envers) ;
– la frappe d’une matrice (lettre en creux et à l’endroit) ;
– le coulage d’un alliage en fusion (mélange de plomb, d’antimoine et d’étain) dans un moule dont une extrémité est fermée par la matrice, pour obtenir le caractère en relief et à l’envers.
Ces caractères sont rangés dans une casse divisée en cent quinze cassetins. La casse comprend les capitales (majuscules), les bas-de-casse (minuscules), les lettres accentuées, les chiffres, la ponctuation, les espaces.
L’assemblage des caractères typographiques
Suivant des yeux la copie, le compositeur saisit les caractères dans la cesse, les un après les autres et les assemble dans le composteur, justifiant ses lignes à l’aide des cadrats et des espaces.
Lorsque le composteur est rempli, les lignes sont placées sur une galée pour former une page. Lorsque le tirage est terminé, les caractères sont distribués dans la casse pour composer de nouvelles pages.
Entre chaque ligne il place une interligne.
Lorsque le composteur est plein, il met les lignes composées dans la galée et, lorsque le nombre de lignes composées forme une page, il lie l’ensemble par quelques tours de ficelle et pose la page sur un porte-page.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, tous les textes imprimés étaient composés à la main (livres, journaux, encyclopédies, etc.).
De nos jours, certains livres de bibliophilie sont encore composés manuellement.
L’invention de Gutenberg définit les règles modernes de l’usage des caractères et de leur mise en pages. Ces règles sont aujourd’hui toujours les mêmes et sont à l’origine de la composition informatique, (création graphique, Internet, téléphonie, etc.)



