La Linotype.
Elle fut inventée par un horloger allemand Ottmar Mergenthaler en 1884. Cette machine effectue trois fonctions successives : composition, fonte et distribution. Le clavier commande la descente des matrices. Celles-ci viennent se ranger dans un assembleur, réglé à la longueur de la ligne désirée. Des espaces-bandes, sortes de coins en acier, s’intercalent entre les mots afin de bloquer la ligne de matrices sur la longueur désirée. Pour la fonte, la ligne des matrices est amenée par l’élévateur devant le moule, dont les dimensions intérieures, correspondant à la longueur et au corps de la ligne à fondre, sont réglées au moyen de cales. Derrière le moule, est le creuset contenant l’alliage en fusion à 280°. Un piston refoule du métal qui remplit le moule. Le métal se solidifie rapidement dans ce dernier. Les matrices sont libérées. La ligne obtenue est rabotée sur ses faces au moment de son éjection et vient se ranger sur une galée. Les matrices qui viennent de servir sont remontées vers les organes de distribution, entraînées par une vis et, triées d’après leur crantage, retrouvant ainsi leur place respective dans les canaux.


