La presse à bras.
Dès le XVe siècle, les premières presses impriment entre deux surfaces planes. Un mouvement horizontal amène le berceau qui porte le marbre sur lequel repose la forme à imprimer.
Un mouvement vertical fait descendre la platine sur la forme : grâce à un barreau qui actionne une vis. L’encrage se fait par balles que l’on imprègne d’une encre pâteuse. La forme est encrée avant l’impression de chaque feuille.
Gutenberg fit construire en 1439, une presse à imprimer en bois. La forme est placée sur un plateau horizontal en bois.
Plus tard, on a remplacé sur certaines presses ce plateau par une pierre plane, d’où, sans doute, le nom de marbre qui lui est resté. La pression est donnée par la manœuvre d’une vis en bois, analogue aux vis de pressoir, commandant la descente d’un autre plateau plus étroit, la platine. L’ensemble était étançonné au plafond et aux murs de l’atelier.
Cette construction ne permettait guère de fortes pressions, et on imprimait l’une après l’autre les deux moitiés de la feuille de papier ; c’est l’impression « en deux coups ». Deux ouvriers étaient occupés à la presse, l’un préparant l’encre et encrant la forme avec des balles, l’autre mettant en place le papier et donnant la pression.
Dès le XVIe siècle, quelques perfectionnements furent apportés. Le marbre devint mobile, on le déplaçait sur des glissières. Vers 1550, on remplaça la vis en bois par une vis en métal. À peu près à la même époque, on ajouta à la presse :
– le tympan, cadre de même dimension que le marbre garni de deux parchemins entre lesquels on plaçait des morceaux d’étoffe afin d’obtenir une meilleure impression ;
– la frisquette, appendice du tympan, qui est un cadre de fer maintenant un parchemin découpé formant cache.
La presse « à un coup » est due à François-Ambroise Didot, en 1783. Lord Stanhope réalisa, vers 1795, une presse entièrement en métal. Sa production journalière varie de 2 000 à 3 000 feuilles.


