La presse à platine.
Dans ce type de machines, la feuille est posée sur une platine qui viendra en contact de la forme, placée sur un marbre plat. Le marbre, généralement vertical, est fixe ; seule la platine est mobile et s’ouvre sous un angle de 45°.
L’encrage est du type cylindrique ; des rouleaux descendent et remontent le long de la forme pour l’encrage Les premières presses à platine fonctionnaient par une pédale actionnée par l’ouvrier. L’Américain Degener, en 1857, créa le modèle Liberty. En France, la Minerve, de Berthier, sortie en 1869, connut un succès considérable. Au sommet de la machine, les rouleaux toucheurs sont encrés sur une table que domine l’encrier. Ils descendent ensuite pour rouler sur la forme immobile.
Vers 1900, on commença à fabriquer des platines lourdes à moteur, plus robustes et plus pratiques Victoria, Phœnix. Leur marbre, généralement vertical, est fixe ; seule la platine est mobile et s’ouvre sous un angle de 45°. L’encrage est du type cylindrique ; des rouleaux descendent et remontent le long de la forme pour l’encrer. La marge et la réception sont d’abord manuelles puis automatiques. Elles servent aux travaux de commerce, aux tirages soignés de petit format ; les modèles robustes sont également utilisés pour faire du découpage et du gaufrage. Dans ce dernier cas, leur format peut atteindre le jésus (56x76 cm). Leur vitesse théorique peut aller jusqu’à 3 500 feuilles à l’heure pour les petits formats.


